Zabou the terrible

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samedi, avril 12 2014

Le Carême, c'est comme... #10


Le Carême, c'est comme... 

... ce panneau ! 

... et ça se passe de commentaires ! :-) 


jeudi, avril 10 2014

D’émois de Toi

 

A chaque fois, quand je prends une douche là-bas, je me rappelle des copains, d’une retraite ensemble et de ce délire-là d’imaginer, à chaque fois, les moines en train de suer à la tâche et de nous maudire quand nous avions besoin d’eau chaude ;

A chaque fois que je prends une douche là-bas, je pense à cela et j’explose de rire toute seule sous la douche.

 

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mardi, avril 8 2014

Le Carême, c'est comme... #9

 

Le Carême, c’est comme…

 

… une (bonne) confession !

 

 

 

Il ne nous appartient pas de savoir si l’on fait une bonne confession ou pas ;

Mais il nous appartient de la remettre inconditionnellement sous le regard de Dieu, ou, plus précisément, de remettre toute notre vie sous Son regard pour mieux y distinguer nos manques d’Amour ;

Et il nous appartient aussi d’oser un « bénissez-moi mon père parce que j’ai péché » et de les dire, simplement, ces manques : sans en ôter, sans en ajouter.

 

Et, à peine avons-nous commencé à ouvrir la bouche pour dire ces coins tout vaseux de notre existence, que Dieu nous dit, nous redit, tendrement, qu’Il nous aime. Toujours. Qu’Il nous pardonne, toujours. Qu’Il nous fait confiance, toujours. Et cela est immense !

Le sacrement de Réconciliation, c’est absolument merveilleux en terme d’amour divin, en ce qu’il nous permet de réentendre un « Je t’aime » qu’il est si facile d’oublier.

 

Et le Carême est à l’image de ce sacrement : à peine avons-nous parcouru un pas, que Son Amour, tendrement, nous précède déjà ! 

 

lundi, avril 7 2014

Le Carême, c'est comme... #8

 

Le Carême, c’est comme…

 

… l’hymne de Sexte du Carême !

 

 

Comme le feu calcine

L’arbre mort jusqu’aux racines,

Quand le péché nous domine,

Esprit de Dieu, purifie-nous.

 

Hymne de Sexte du Carême,

Hymne qui me traîne en tête et au cœur depuis le mercredi des Cendres,

Hymne que mon voisin a sans doute marre de m’entendre chantonner.

Hymne qui parle de brûler,

Hymne qui parle de calciner nos péchés,

Hymne qui nous parle d’alors ensuite rayonner,

Hymne qui nous parle d’un cœur enflammé,

Il suffit de le Lui demander…

 

Le Carême, un temps pour dire au Seigneur, humblement : s'il te plaît, viens tout cramer, viens tout embraser !

Même tout ce péché tout moche : n’aie crainte, ça permet d’alimenter cette flamme vers moi !

Et que ça brûle bien, parce que cela ne doit pas s’éteindre, un feu de joie !

 

vendredi, avril 4 2014

Nouvel évêque à Nanterre : joie ! :-)

Le Pape François a nommé Évêque de Nanterre Monseigneur Michel Aupetit, jusqu’ici Évêque auxilaire de Paris.

Aux prêtres et diacres, aux laïcs en mission ecclésiale, aux communautés religieuses et à tous les fidèles du diocèse de Nanterre.

Chers amis,

C’est avec beaucoup de joie et de confiance que je vous informe que le Pape François a nommé Evêque de Nanterre Monseigneur Michel AUPETIT jusqu’ici Evêque auxiliaire de Paris.

Cette nomination devient officielle ce vendredi 4 avril 2014 à 12 heures.

Votre nouvel évêque a 63 ans.

Avant d’entrer au séminaire, puis d’être vicaire, aumônier de jeunes, curé, vicaire général et évêque auxiliaire, il a été médecin généraliste à Colombes pendant douze ans. Il aura à découvrir les belles réalités et les fragilités de notre diocèse, mais il connaît donc déjà notre département. C’est en commençant par la rencontre et le soin des malades et des souffrants qu’il est entré en contact avec la population des Hauts-de-Seine au milieu de laquelle avec vous il sera chrétien et pour vous il sera évêque selon la belle formule de saint Augustin.

Je demande qu’à toutes les messes de dimanche prochain 6 avril la prière des fidèles comporte une intention pour Monseigneur AUPETIT et son futur ministère parmi vous. Que les prêtres invitent aussi les fidèles à prier régulièrement pour leur Evêque.

Vous voudrez bien aussi faire connaître le message que le nouvel évêque vous adresse dès aujourd’hui et que vous trouverez ci-dessous.

Monseigneur AUPETIT sera accueilli à la cathédrale de Nanterre le dimanche 4 mai à 15 h 30 et y sera canoniquement installé. Jusqu’à cette date, je demeure Administrateur apostolique du diocèse de Nanterre.

+ Gérard Daucourt, Administrateur apostolique du Diocèse de Nanterre.

Vous pouvez télécharger le message de Mgr Daucourt en cliquant ici.

Vous pouvez également télécharger le communiqué de presse de la Conférence des Evêques de France en cliquant ici.


Message de Monseigneur Aupetit

Chers frères et soeurs,

C’est avec une grande joie que j’ai reçu cette nomination du Saint Père à devenir l’évêque de votre diocèse si dynamique. Monseigneur Daucourt m’a dit toutes les belles réalisations pastorales mises en oeuvre et c’est avec émotion et admiration que je viens au milieu de vous.

J’ai pu expérimenter cette affirmation du Christ " sans moi vous ne pouvez rien faire". Cela est également vrai pour l’évêque à l’égard de toutes les personnes, prêtres, diacres et laïcs engagés dans la vie du diocèse.

Je sais pouvoir m’appuyer sur votre zèle et votre soutien fraternel. Vous pouvez compter sur mon dévouement.

+ Mgr Michel Aupetit

Évêque nommé de Nanterre.

jeudi, avril 3 2014

Le Carême, c'est comme... #7

 

Le Carême, c’est comme…

 

… une case « remember me » toujours cochée


 

 

Lui a coché de toute éternité la case pour Se souvenir de nous ;

Mais, et nous ? Pour nous souvenir de Lui… ?

Comme un temps privilégié pour se rappeler de Lui,

Facile en plus car le mot de passe, en réalité, n’existe pas !

 

 

mardi, avril 1 2014

Grand écart d’unité


 

8h30 ce matin : ils sont encore à moitié endormis mais commencent à se réveiller et à piailler… Il faut mettre cette classe de 6ème au travail, interroger et enseigner.

 

20h30 ce soir, je cause durant 30 min dans le cadre de l’école d’oraison de ma paroisse sur « la foi dans l’oraison » devant un auditoire d’adultes.

 

Signe d’une journée sous le signe du grand écart ?

Je n’ai jamais été capable de le faire, je manque cruellement de souplesse : je ne pense pas y arriver mieux dans mes journées.

 

Mais au début de la matinée, j’ai ouvert mon cœur à la louange divine par les Laudes ;

Mais au cœur de l’après-midi, de manière complètement imprévue encore quinze minutes avant, j’ai reçu le Pardon du Seigneur ;

Mais après la causerie dans la soirée, il y avait une demi-heure d’oraison de mise en pratique, cœur à cœur avec Lui.

 

Si notre centre de gravité est en Lui, il n’y aura jamais de véritable grand écart car tout se trouvera au seul vrai centre possible ;

Si notre centre de gravité est en Lui, on verra l’inattendu du Seigneur jaillir dans la journée en ZEP, depuis la zone éducation prioritaire à celle de l’église paroissiale.

 

vendredi, mars 28 2014

Le Carême, c’est comme…. #6


Le Carême, c’est comme…

 

…. le genre fantastique !

 

Le genre fantastique, vous connaissez ? Non, je ne vous parle pas de suite d’un truc bizarre avec des vampires et des fantômes mais je pense plutôt à la définition littéraire de la chose. Celle de cette hésitation entre le réel et le surnaturel, cette définition de Todorov par exemple :

 

« Le fantastique, c’est l’hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles face à un événement en apparence surnaturel. »

 

Parce que, dans nos vies, Dieu est là et que, parfois, souvent, nous ne le voyons pas, nous hésitons, nous renâclons. En un certain sens, il faudrait sortir de cette hésitation mais, avoir la Foi, ce n’est pas non plus oublier le « naturel ». Selon la belle formule de mon évêque administrateur apostolique Mgr Daucourt lors de la messe chrismale 2012, les « chrétiens sont des réalistes qui donnent le primat à la grâce ».

 

Du coup, il s’agit d’apprendre à mieux distinguer le Seigneur à l’œuvre dans notre monde. Et pour cela, 40 jours pour mieux distinguer le surnaturel gracieux des nos jours : bref, le carême, c’est fantastique ! ;-)

 

 

 

P.S. 1 : En plus, t’as même le droit de t’exposer à la lumière alors enlève ces machins qui te barricadent ! 

P.S. 2 : et puis, Dieu, il ne te demande pas ton sang, il aimerait juste tellement ton amour !

 

mercredi, mars 26 2014

La profondeur des pleins et des déliés divins

 

 

 

C’était il y a une grosse semaine. L’épreuve de 7h allait commencer. J’essayai mon stylo plume : des ratés, il fallait la changer. La cartouche d’encre de mon stylo était vide ; je l’ai prise, ôtée, regardée, j’ai joué avec et j’ai souri.

 

Il y a deux ans, j’étais dans la même situation.

Mais, il y a deux ans, je n’étais pas ici comme aujourd’hui en touriste, à vouloir m’entraîner, garder la main : il y a deux ans, je l’avais préparée cette épreuve… J’y avais mis une bonne partie de ma vie durant deux ans. Admissible l’année d’avant, la suite logique était… enfin, peu importe la suite logique, il en fut autrement, complètement même, et cela suffit.

 

Il y a deux ans, je, ou plutôt nous, vivions ce drame de la maladie grave et incompréhensible d’un proche tout jeune, qui arrive à d’autres mais qui, pourtant, bouleverse tout.

Il y a deux ans, j’avais passé une partie de la nuit avant l’épreuve reine à me ronger les sangs.

Il y a deux ans, j’expérimentais le « malgré tout », le « Seigneur, viens à mon/son aide » et, immédiatement après, heureusement donnée et reçue, la certitude d’un « Seigneur, Tu es là ».

 

En deux ans, il s’en est passé des choses.

Oh, bien sûr, on saura trouver bien pire mais on saura aussi trouver bien mieux : mais c’est ainsi.

Et, elle, cette petite qui a tout de même grandi, est toujours malade, bien que moins cruellement.

Mais surtout, en deux ans, j’ai appris, malgré moi, à vivre autre chose qu’une exaltante épreuve d’érudition : j’ai découvert des liens inédits, des liens de vie.

En deux ans, j’ai appris à faire, un tout petit mieux, confiance.

Ce chemin-là, je ne l’ai pas choisi et, on me l’aurait proposé, je l’aurais refusé : il s’est présenté devant moi et j’ai essayé de l’accueillir, de laisser Dieu y marquer sa pleine empreinte.

J’ai découvert plus et mieux Dieu comme toujours dans les pleins mais aussi dans les déliés de la vie : simplement, j’ai découvert plus, et encore plus, et plus Lui.

 

Car, entre concours et vie, il n’y a certes pas de contradiction mais la deuxième est toujours plus forte que le premier et, malgré tout, c’est heureux.  Peut-être avais-je perdu de vue cette évidence m’est-il arrivé de songer, contemplant les autres candidats du regard et m’interrogeant…  et eux ?

 

Il y a une semaine, j’ai pris une nouvelle cartouche, je l’ai mise bien en place : j’étais prête.

J’ai finalement écrit 7h durant ; et les autres jours de la semaine aussi ;

Car je la repasserai un jour sérieusement.

 

J’ai écrit 7h, oui, mais différemment : quelque chose a irrémédiablement changé.

Ce n’est pas que la souffrance est meilleure ou que je suis meilleure : ce serait ridicule.

C’est plutôt un constat :

L’encre est toujours la même mais sa teinte pas vraiment.

Comme si, écrire avec sa vie,

Dans laquelle Dieu écrit Lui-même,

C’était la tamiser par nos épreuves, l’affiner,

Comme si c’était découvrir une encre qu’on ne comprend pas toujours, parfois invisible mais surtout toujours sympathique,

Donnant une profondeur aux pleins et aux déliés de notre existence.

Pour Lui rendre en multiples bafouilles.

 

samedi, mars 22 2014

Le Carême, c’est comme… #5


Le Carême, c'est comme... 


... une (bonne) correction au stylo rouge ! 

Le stylo rouge, ce truc qui griffonne méchamment, qui raye abondamment ? Que nenni, le stylo rouge, bien appliqué surtout, celui qui permet, d'un trait, de corriger. Non pas corriger pour corriger, cela ne mènerait à rien mais corriger pour élever, pour faire grandir, que cela soit d'un trait ou d'un mot. 

Le Carême, c'est aussi cela, ce n'est pas tous les jours très agréable de voir tout un passage repris mais le carême, c'est croire que ça vaut le coup de s'abandonner à ce stylo rouge parce qu'il est tenu par le meilleur Educateur qui soit. 

lundi, mars 17 2014

Cathotransmission

Chers lecteurs et chers amis, 

Un prêtre du diocèse du Mans en master à l'EPHE réalisant une étude sur la sociologie des sites web paroissiaux et diocésains m'a contactée pour me prier de relayer son questionnaire. 

Je le fais d'autant plus volontiers que c'est aussi lié à une question récurrente sur la blogosphère catholique : lus majoritairement par des catholiques, nos blogues permettent-ils aussi de sortir de l' "entre-soi" et de témoigner de la joie d'être chrétien ? Il est si difficile de savoir qui lit... 

Enfin, en dehors de toute ces considérations bloguesques, lisez et surtout cliquez sur les liens ci-dessous pour l'aider dans son étude : merci à vous ! :-) 

 

"Chers amis internautes, 

Sociologue des religions, je mène une étude universitaire sur les sites Web institutionnels catholiques et j’ai un réel besoin de connaître les personnes « cibles » de ces sites. Accepteriez-vous de répondre à l’une des deux enquêtes qui suivent que vous soyez ou non usager de ces sites, que vous soyez ou non catholique ? Elles sont uniquement constituées de questions fermées, vous n’aurez rien à rédiger. Il ne s’agit pas d’un simple sondage d’opinion mais d’une enquête approfondie sur vos pratiques en ligne, c’est pourquoi y répondre requiert d’y consacrer un peu de temps. Merci d’avance pour votre contribution à cette étude scientifique.
Père Renaud Laby, diocèse du Mans, Ecole Pratique des Hautes Etudes

Si vous êtes catholique pratiquant ou non-pratiquant, cliquez ici :
https://fr.surveymonkey.com/s/internautescathos
Temps pour répondre à l’enquête estimé à 20 minutes. 
N’oubliez pas de cliquer sur l’icône « J’enregistre mes réponses » à la fin du questionnaire.

Si vous êtes non-croyant et/ou en recherche, cliquez ici :
https://fr.surveymonkey.com/s/internautesnoncroyants
Temps pour répondre à l’enquête estimé à 10 minutes. 
N’oubliez pas de cliquer sur l’icône « J’enregistre mes réponses » à la fin du questionnaire.

Bien cordialement,

Père Renaud Laby
Prêtre du diocèse du Mans
Master 2 EPHE"

jeudi, mars 13 2014

Le Carême, c’est comme… #4


Le Carême, c'est comme... 
... le silence du petit jour, à l'aurore. 



C'est un silence, dense, qui pourrait paraître dur s'il n'était promesse du jour ; 
C'est un silence profond où pourtant, déjà, pointent les premiers bruits des activités humaines ;
C'est un silence qui m'invite à l'écoute de ce que sera le jour, à percevoir dans le petit ce qui Te dit. 


Je l'écoute ce silence plein de petits bruits. 
Il pourrait sembler un simple désert habité mais en réalité, en me parlant du travail des hommes, il me parle de Ton oeuvre, il me parle de Toi. 

mardi, mars 11 2014

Le Carême, c’est comme… #3

 

Le Carême, c’est comme…

… ce que me demande mon profil Facebook en latin !

 

 

 

Quid in tuo animo est ? Qu’y a-t-il dans ton esprit ?

 

Le Carême agit ainsi comme une question permanente posée par Dieu : ma petite, qu’y a-t-il dans ton esprit, là, maintenant, au long de tes activités et de tes jours ? Y ai-Je ma place ? Si ce n’est pas le cas, que peux-tu faire pour Me la donner, Me la redonner ?

 

Mais le Carême agit même encore plus fortement comme un révélateur, une réponse à cette question puisqu’Il est déjà là, au plus profond : c’est une invitation à passer de l’animus à l’anima, de l’esprit à l’âme, du concept à l’amour. En Carême, il s’agit donc de découvrir ce qui habite, ou plutôt Celui qui est au cœur de notre vie : non comme une vieille ritournelle mais pour Le laisser en être la musique.

 

dimanche, mars 9 2014

Bulletin météo d'horizon biblique

Qui dit période de conseils de classe dit période passée à remplir des bulletins. 

C'est dur et pas seulement au niveau de la masse de travail qui est pourtant réelle. 

Je prie énormément avant de le faire, et pendant aussi d'ailleurs. Il faut trouver le mot juste, oui, mais, pire ne jamais enfermer l'élève dans un statut. Et ce n'est pas si facile de s'empêcher d'écrire : "tu es comme ceci, tu es comme cela". 

Ce matin, j'y pensais durant la messe tant était fort le rapport à la Parole dans les textes. 

La Parole de Dieu, elle, elle n'enferme jamais, même quand elle dit un "tu ne feras" ; Elle ne catalogue pas ; Elle n'impose pas : Elle propose, toujours. 
Sans jamais tomber dans la naïveté, Elle est ouverture, toujours. 

"Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." 

La Parole de Dieu fait vivre et est à vivre, à incarner à Sa Suite, pour faire vivre autour de nous. 

C'est comme une ligne de mire à garder constante lors du remplissage des bulletins. Pour humblement, essayer, écrire, faire grandir, faire apprendre, faire vivre. 

samedi, mars 8 2014

Le Carême, c’est comme… #2

 

Le Carême, c’est comme…

… le café !

 

C’est parfois un peu amer, tu as un peu tendance à faire la grimace quand ça y va trop fort, qu’il est tout noir, trop serré. Peut-être aurais-tu dû mieux le doser ? 

 

Mais dis donc, après, qu’est-ce que tu es présent, (r)éveillé !

 

 

 

vendredi, mars 7 2014

Le Carême, c’est comme…. #1

 

J’ai la pensée si vagabonde que, souvent, elle aime les chemins de traverse et l’incongruité des rapprochements apparemment décousus. Du coup, au lieu de les garder sur moi, je préfère vous les partager.

 

Il ne s’agit pas de faire des comparaisons resserrées comme si le Carême, c’était cela et rien que cela mais simplement de dire que par, un côté, cela pourrait se rapprocher de cette image… Oui, oui, même si c’est tout à fait tiré par les cheveux.

 

Ah voui, puis, en plus, ce sera irrégulier… comme la pensée !

 

 

Le Carême, c’est comme…

 

… la peau de mes pieds après avoir marché !

 

 

 

 

C’était hier, je regardais mes pieds : activité hautement évoluée vous en conviendrez, à la limite du nombrilisme. Tiens, ils commençaient à aller mieux. C’est que, quand on marche des kilomètres et des kilomètres, il y a des frottements, des brûlures, des usures.

 

Cela forme de la corne : la peau se racornit, devient toute sèche et tellement dure, incapable de souplesse.

 

Il lui faut du repos, le temps de souffler, de s’aérer pour, enfin, craqueler. Il faut alors l’enlever. En dessous, il y a une peau neuve, promesse de regain de vitalité et d’une souplesse dans la marche réactivée. Quelque chose d’une promesse de renouveau si je frotte un peu cette peau dure pour retrouver, en dessous mais bien présente, cette peau pleine de vie.

 

En quelque sorte, le Carême c’est donc s’occuper de ses pieds, mais seulement pour les mettre dans Ses pas, toujours neufs, toujours vifs qui ne savent, eux, que se tourner vers l’Autre. Pour que soient beaux les pieds de celui qui porte la Bonne nouvelle ! :) 

jeudi, mars 6 2014

Carême par chemin boueux



Tu sais Seigneur, mon âme ressemble bien trop souvent à un chemin boueux, avec ces bonnes grosses ornières bien marécageuses, pas très belles, aussi cabossées que casse-figure. 

 

Alors, voilà, Tu le sais, je suis pleine de bonne volonté, j'ai toujours envie d'y aller, de me lancer de grands défis plein d'Evangile, de Te dire, de Te suivre au mieux mais je me heurte toujours à cette dure réalité : y a d'la boue partout, y a mes péchés, y a ma pesanteur et mes peurs. 


Alors, au début du Carême, je T'avoue que ça m'éclate en pleine face, comme si j'avais mis le pied dedans façon enfant de trois ans qui saute dans la flaque pour s'amuser (tiens, juste avant d'aller à la messe du mercredi des Cendres !), et splotch ! 

Oh, certes, je ne nie pas l'utilité des flaques : elles servent au moins à réfléchir Ta lumière, Ta grâce quand elles ne sont pas trop sales et que je suis bien disposée devant Toi, et c'est déjà ça ! 


Quand je dis que la boue m'éclabousse de partout en début de Carême, c'est surtout qu'au début de ce temps privilégié, on se pousse plus ou moins à prendre des résolutions, des engagements, des chouettes trucs. 

Des coups de brosse énergiques ça et là : c'est important car il y en a souvent bien besoin ; 

Du récurage de flaques pour qu'elles soient plus lumineuses, plus réfléchissantes de Toi…  

En clair, préparer au mieux un beau et bon terrain. 


Mais le truc, c'est que, Tu vois, j'ai tendance toujours à en rester à un "j'aimerais". Parce que, la conjugaison, c'est mon truc 

Mais surtout parce que j'ai beau faire, j'ai beau décider, j'ai beau m'engager, 

Il y a toujours quelque chose d'un amour conditionnel pas très net, 

Parce que j'aimerais T'aimer 

Mais tout cela, ça reste trop moi, mon p'tit nombril et ma petite vie, mon chemin et ses cahots. 


Or, au bout du Carême, il y a un unique horizon, 

Il y a Pâques. 

Là, rien de conditionnel : 

Le don plein et entier, 

l'Amour à l'état brut. 


Le Carême, c'est peut-être l'apprentissage du mode inconditionnel, 


Choisir quelques pauvres moyens humains pour laisser plus de place à l'Amour, oui, 

Mais surtout Te demander cette grâce, humblement : 

Apprends-moi à T'aimer,

Ou, ce qui revient au même, apprends-moi à aimer,  

Apprends-nous à vivre à ce mode où il n'y a qu'un seul verbe à conjuguer mais par toute sa vie, apprends-nous à vivre à Ton mode, au présent : l'inconditionnel. 

lundi, mars 3 2014

Début de via


Pourquoi partir marcher ? Pourquoi repartir marcher ? Le Camino est fini depuis l'été dernier et, grâce à Dieu j'y ai trouvé ce que je cherchais ( et sans doute reçu ce qu'on m'y a le plus donné : la grâce de Dieu !)


J'aime marcher. Et il y a sans doute un vrai plaisir de la marche, quelque chose d'une drogue douce peut-être par toutes ces endorphines produites mais je crois que c'est bien plus profond. 


La marche, c'est un temps de liberté et un temps où l'on prend le temps de la rencontre. Là aussi, c'est un temps pris mais c'est surtout un temps donné, offert. Bref, je pourrais en parler des heures… 


J'ai longuement hésité avant ces vacances et puis, je suis repartie. Non pas vers St Jacques de Compostelle comme certains pèlerins qui s'y sentent irrémédiablement attirés : pour ma part, je crois y avoir vécu ce que j'avais pour l'instant à y vivre et j'en rends (immensément) grâce. Mais je me suis dit qu'après avoir découvert tant de choses sur moi-même, partir à la rencontre de la chrétienté, de ceux qui partagent ma Foi, dans leur diversité appelée aussi unité pouvait être un grand moment. 


C'est la raison pour laquelle, durant cette deuxième semaine de vacances scolaires, j'ai commencé, tout doucement, les quatre premiers jours de la via Francigena, c'est-à-dire le chemin reliant Canterbury à Rome. Puisse Dieu m'y faire tant témoin que facteur d'unité ! 


Quatre jours très forts, pleins de pépites dont je dirai peut-être quelques mots ici. Même assez certainement. Tout cela tout de même pour vous dire que, du coup, il y a une nouvelle page "via Francigena" à droite présentant une carte in progress comme le fut celle du Camino



A très vite : je dois encore poursuivre l'activation du mode [rentrée] dans mon cerveau de prof :-)  


dimanche, février 23 2014

Twitthomélies, what else ?


(Achat(s) de retraite !) 


 

Si vous ne le savez pas encore, allez vite le « follower » : @mgrgiraud twitte chaque jour quelques mots en guise de twitthomélie sur une phrase de l’Évangile du jour. C’est bon, doux, ça fait du bien et colle même parfois une bonne baffe là où il faut, attirant l’attention sur un aspect dérangeant de la Parole de Dieu. Qui, comme on sait, n’est jamais si confortable qu’on le croit… mais, en même temps, il nous faut bien apprendre à aimer et, en bonne bande de boulets (ou, en tout cas, si vous ne vous sentez pas concernés, sachez que je me considère moi-même comme un bon cas de « boulette » mais une boulette aimée, ça sauve ! :-) ), ce n’est pas tous les jours facile.

 

Au-delà de tout ce long bavardage, je voulais attirer simplement votre attention sur le livre Twitthomélies, paru il y a un mois chez « Parole et silence » qui reprend justement ces méditations-là depuis 2011. Loin des bavardages à n’en plus finir ou d’une loooooooongue homélie, on y a une phrase d’Évangile et, en dessous, la méditation correspondante. C’est (très) court mais, justement, ça fait du bien, ça concentre juste sur l’Essentiel en laissant sa place au silence. Simple écho méditatif de la Parole : pour qu’Elle rentre mieux et plus à fond en nous, comme en stéréo, pour qu’Elle agisse ensuite !

 

samedi, février 22 2014

Une retraite ?

En un mot, un seul ? Ou plutôt, non en une image... 

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