Zabou the terrible

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jeudi, mai 16 2013

Prière du comment au Qui est là

 

Seigneur,

Quand nous nous perdons dans les « comment » de nos existences,

Dans nos interrogations voire nos peurs face à l’avenir ;

Tu provoques des rencontres au coin d’une rue,

Des discussions diverses mais animées au sens premier,

Des lectures chatoyantes et sapides ;

Autant de Rencontres qui font éclore le début d’un sourire

En nous faisant murmurer le nom d’un Entraperçu : « Jésus ! »

 

Préparation à la Pentecôte

 

De haut en bas,  

De bas en haut,

D’un Autre,

Pour jaillir en soi,

Vers les autres.

 

 

 

« Pneumatologie – "L’Esprit Saint viendra sur toi (ép-éleusétai épi sé) et la Puissance du Très Haut fera sur toi de l’ombre" (épiskiasei soi, Lc 1, 35) - "L’Esprit Saint vous fera souvenir (hypomnèsei) de tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26) – Voici, suggéré par les mots, plus exactement encore par les préfixes, un double mouvement et une double position fondamentale de l’Esprit.

L’Esprit sur-vient et il sous-vient. Il y a, par en-dessus, une épiclèse de l’Esprit, comme il y a, par en-dessous, une "sous-jacence » de l’Esprit. Ou, si l’on préfère, il existe une double épiclèse de l’Esprit : celle qui opère par le haut et celle qui opère par le bas. "L’Esprit du Seigneur est sur moi" (Lc 4, 18). L’esprit du Seigneur est sous moi, aussi.


Il existe une survenance de l’Esprit en vertu de laquelle il est consécration. 

Il existe une souvenance de l’Esprit en vertu de laquelle il est mémoire. »

 

in Fr. François Cassingena-trévedy, étincelles III, p. 300.

 

mardi, mai 14 2013

En todo...


Chercher et trouver Dieu en toutes choses ??? 


lundi, mai 13 2013

Un point, c’est pas tout ! J’t’en pose des questions ?

 

Les réactions de la presse à l’attitude du pape François en faveur de la vie, forcément, ça fait sourire…

 

 

Cette vision-là des choses encore plus, forcément…

 

Ca fait sourire parce que… ce n’est pas surprenant !

 

Ce qui finit par l’être plus, c’est cette manière un peu trop fréquente dans la presse d’y voir un refus d’« avancée » sur le plan des mœurs.

Alors que cette attitude, elle pourrait peut-être, si ce n’est pas un gros mot,  

  questionner ?

 

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samedi, mai 11 2013

Dans un même élan de prière pour apprendre à aimer

 

Quand le Seigneur prie :

 

« Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.

 

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Quand le Seigneur nous porte dans Sa prière,

Il n’y a plus qu’à se laisser porter,

Dans Ses mains, dans Sa voix,

Il n’y a plus qu’à Le suivre.

 

Emportés dans cette prière aux inflexions de tendresse et d’absolu,

Il n’y a plus qu’à nous tourner vers Lui pour nous glisser nous aussi dans la prière :

 

 

 

Seigneur Jésus,

Apprends-nous le nom du Père,

Apprends-nous ce que veut dire Amour,

ce mot qui ne peut s’expliquer qu’en se vivant,

Toi qui priais ainsi avant de le vivre au plus haut point,

Avant de Te livrer,

Avant de ressusciter.

 

 

Seigneur Jésus,

Fais-nous vivre en Ton amour,

Garde-nous en Lui, dans une inlassable découverte,

Que l’Amour vive et s’avive chaque jour plus en nous,

Sans peur, dans le don renouvelé de nous-mêmes,

Pour que Tu vives en nous,

Pour que, tous, nous soyons un.

 

 

jeudi, mai 9 2013

Citation de saison, d’Ascension

 

« La foi est une chose grande mais la peur est physique.

 

Je peux avoir une foi solide, mais si je ne bois pas pendant dix jours, j’ai soif. La foi consiste à supporter la soif d’un cœur serein comme une épreuve imposée par Dieu.

 

Jésus, je suis prêt à supporter mille peurs comme ma peur par amour pour vous ; mais j’ai peur. »

 

in Giovanni Guareschi, Le Petit Monde de Don Camillo (p.333)

 

 

… Vous ne trouvez pas qu’il y a un peu de ça, à l’Ascension ?


mercredi, mai 8 2013

Sahagun au lit

 

NdZ : ce qui est décrit ici date de lundi soir et je suis en train de me soigner, donc pas de mail empli d’inquiétudes : ce n’est pas grave, ça demande juste un traitement efficace et du repos, merci ! :-)

 

 

 

Arriver malade,

Pour une arrivée claquée,

Se mettre au lit sitôt, être énervée.

Mais pourquoi tout cela ?

 

Avoir mal au crâne à en chialer,

En cracher ses poumons,

Se dire que demain risque de signer son retour à la maison,

Être énervée encore de se sentir complètement incapable de prier les Vêpres,

Ne plus sentir une once d’énergie en soi,

Mais faire rouler dans son cœur et comme dans ses mains

Ces intentions, toutes ces intentions confiées,

Ces toutes légères pétillantes de joie et ces très lourdes qui font mal,

Entre deux fragments de psaumes connus du cœur :

Mais zut à la fin, quelle piteuse prière,

Et dire que je ne peux leur offrir que celle-ci…

 

M’endormir un peu, me réveiller,

Aller en quête de médicaments,

Toujours agacée,

Croiser un regard d’amitié pèlerine,

En sourire et prendre un thé avec.

 

Repartir me coucher,

Tremblante de fièvre,

Seule – vraiment ? – en terre étrangère,

 

Incapable de rien,

Envie de rien,

Même pas et peut-être surtout pas de prier,

 

Ne pas aimer me sentir si faible, si démunie,

Mais tendre quand même ma main vers toi,

En m’endormant  et Te susurrer mon je T’aime, un peu particulier,  

Un dans le genre « si Tu avais pu m’éviter ça, ç’aurait été cool, là, je suis super énervée d’être malade ; oui, oui, je sais que c’est de l’orgueil de me croire si forte, mais ça m’énerve cette histoire, tellement que j’ai même envie de Te faire la gu****…. et d'ailleurs, je Te la fais, regarde, je n'arrive pas à prier ! Mais bon, je T’aime quand même »,

Et croire quand même à la fécondité de ces prières tombées dans nos bas-fonds d’humanité,

Qu’Il vient chercher, recueillir,

En essuyant nos larmes avec tendresse par les attentions, les mains et les soins de nos frères.

 

Evidence en flèches

 

 

 

 

Un signe discret t’indiquant le chemin se cache sur cette photo, sauras-tu le retrouver ? 

 ;-)

 

 

 

Parfois, c’est un peu pareil avec le Seigneur,

Il est là, Il est éclatant d’évidence,

Mais, pressés, nous ne savons pas Le Voir,

Nous ne savons pas prendre le temps de regarder le monde,

Ce monde où Il se révèle,

Où Il se donne.

 

Nous sommes comme dans une bulle, pressés et renfermés,

Incapables de voir les belles flèches multicolores que, meilleur Cupidon que Cupidon, Il décoche partout,

Pour orienter nos vies vers plus d’Amour,

Pour les faire resplendir !

 

jeudi, mai 2 2013

Entre deux, Lui

Revenir d'un pèlerinage en groupe qu'on organisait, qu'on encadrait : joie et responsabilité sur les épaules. 

Répartir dès le lendemain en pèlerinage solitaire : un peu plus exigeant physiquement et spirituellement parlant mais sans contraintes, sans responsabilités. Avec pareille joie, là aussi. 
Dans le train qui me mène à mon point de départ de ce bout de Camino, ressentir comme une légère impression de flottement... 
Dans l'entre-deux incertain des marches croisées ; 
Dans l'entre-deux de la Foi grandie et exercée en groupe et de la Foi du plus profond de soi à laisser grandir en solitude ; 
Dans l'entre-deux entre temps forts et quotidien qui s'entremêlent, évidemment ;
 
Et, dans cet entre-deux mouvant, indéfinissable, insaisissable, Le retrouver, Lui, en jonction, 
Liant de prière, 
Liant de vie, 
Liant de joie, 
Réelle destination parce que vraie patrie. 

samedi, avril 27 2013

Esprits en germination

 

 

 

Au fil des mois, voir des esprits se former,  

Grandir et s’agiter ;

Voir des personnalités s’affirmer ;

Sourire à les voir enfin oser se lancer dans une activité d’écriture,

Même toi, le « démissionnaire » !

 

Toi qui sors un stylo une fois sur deux en cours ;

Toi qui me présentes un classeur avec vingt feuilles moches dedans sans complexe ;

Toi qui as décidé que tu étais définitivement « nul » ;

Que tu ne valais rien, que ta place était au dernier rang,

Que ton rôle était d’encourager les autres à ne pas travailler.


Hier, te voir écrire, te voir me lire ta production, pour une fois,

Te découvrir un peu plus dans ce que tu révèles de toi au travers de ces mots décrivant le portrait d’un autre, en tableau.  

« Son air bougon est une carapace de fragilité », disais-tu… Ah.

 

Te sourire encore,

Même si tu ne crois pas en toi.

Te redire que je crois en toi, même si tu ne m’écoutes pas.

 

Si tu savais le Don de Dieu pour toi,

Si tu savais combien je Le vois chaque jour plus vivre pour et en toi…

 

vendredi, avril 26 2013

L’aventure étrange de la vie au prisme de la survie


Les éditions JC Lattès ont eu l’amabilité de m’envoyer le dernier livre d’Olivier Le Gendre, C’est une étrange aventure que de survivre en service presse il y a quelques semaines et c’est fort aimable à eux !

 

Et c’est avec intérêt que j’ai ouvert ce livre car le thème de la faiblesse, de la Foi et de la vie dans celle-ci me touche et me parle énormément. Ce livre, c’est l’éloge de la Puissance de Dieu dans nos faiblesses : non seulement dans les « vases d’argile » que nous sommes chacun d’entre nous mais aussi pour la fragilité de l’humanité en général qu’Il vient sauver, au-delà de toutes nos incompréhensions.

 

Cette confiance, cette force qu’Il donne, malgré tout, c’est une des choses les plus belles et les plus intimement touchantes, qu’il nous est donné d’expérimenter quand nous sommes au plus bas. C’est ce que l’auteur balbutie avec ses mots, vers la fin :

 

« Dieu manifeste sa tendresse de multiples façons. Je vous l’assure : je l’ai constaté. Il n’a cessé d’être auprès de moi. Cela ne souffre aucun débat. »

 

Le problème de ce livre, ce qui est extrêmement agaçant, même si cela va en s’atténuant au fil du récit, ce sont les piques perpétuelles contre l’Église. Autant il me semble essentiel d’avoir une parole libre au sein de cette dernière, quitte à dire son désaccord, autant attaquer ou subodorer sans cesse une rigidité derrière des attitudes me paraît manquer de justesse. Car dire son désaccord avec sincérité, c’est ouvrir la possibilité d’un dialogue où l’on accepte d’avoir à terme peut-être soi-même à revoir son point de vue, c’est se mettre en danger mutuellement pour progresser ; tandis que la pique perpétuelle finit par rater son rôle de poil à gratter pour simplement blesser inutilement.

 

Réclamer une bienveillance plus importante de l’Église vis-à-vis de chacun, c’est très juste mais seulement si soi-même on adopte cette attitude envers l’Église, c’est-à-dire vis-à-vis autant de son « impression d’ensemble » que de chacun des membres qui la constitue. C’est d’autant plus dommage qu’on sent bien qu’au fond – et de manière certaine même – l’auteur aime profondément l’Église : mais faut-il craindre de le dire plus clairement, même en face de sensibilités différentes de la sienne propre ?

 

De ce livre, ce sont donc ses pages de confiance que je veux garder. Car l’auteur bafouillait encore, comme un "Seigneur, Tu sais tout, Tu sais bien que je T'aime", ces belles phrases :

 

 « En vérité, je l’atteste, je croisais tous les jours Dieu dans la présence attentionnée des gens, dans un message, dans le souvenir imprécis d’un verset de psaume. François d’Assise voyait bien dans les fleurs et les animaux une présence fraternelle. […]

Dieu est dans notre monde sous des formes ordinaires ou sous des formes extraordinaires, alors qu’Il aurait pu se contenter de vivre à l’écart dans un lieu inaccessible. Il était là, près de moi, Il ne m’a jamais manqué. Point barre. Je n’en démordrai pas. »

 

mercredi, avril 24 2013

Au soir, courte prière de 24h

 

Se retourner vers tous ces jours passés ;

Un peu, pas trop, juste ce qu’il faut ;

Chercher à compter ta Grâce,

A comptabiliser tes grâces, ne pas y arriver,

Mais doucement tourner mon cœur vers Toi,

Et Te rendre grâce, simplement, du jour donné.

 

dimanche, avril 21 2013

Route de nuit


Noctambule (et ayant surtout une importante échéance lundi), je suis rentrée en pleine nuit d’un mariage au loin ce week-end. Seule dans la Zaboumobile, j’ai songé à cette route de nuit que je faisais. Je me suis déjà dit que ça me rappelait le titre d’un album de B.D. de Michel Vaillant puis je me disais qu’à force de parler de « nuit » dans la Foi (merci St Jean de la Croix et ses potes), de se rendre compte qu’on en traversait une plus ou moins importante période, on ne faisait peut-être pas aussi attention que cela à la réalité de la nuit comme nuit et à ce qui s’y vivait. Car c’est tout de même plus souvent de nuit que nous avons à vivre notre Foi car c’est là qu’elle grandit, qu’elle s’affirme même réellement comme Foi.

 

La nuit dernière, j’ai alors prêté attention à ce qui se passait durant cette longue « route de nuit » et j’ai cherché à tracer des parallèles.

 

Nuit et ennui : premier effet des longues lignes droites de l’autoroute.

Ces moments de notre vie, de notre Foi où il ne se passe rien. Je me dis qu’on devrait plus considérer les autoroutes comme de vastes déserts, sinon qu’on y avance plus vite, sans forcément nous en rendre compte. Et l’accepter, quand même car, que ce soit dans la mécanique du moteur comme dans le mystère de l’Esprit Saint qui nous pousse, pour la plupart d’entre nous – et moi, surtout – nous n’y connaissons pas grand-chose.

 

Nuit et somnolence : de pleine nuit, quand l’ennui prédomine justement, les paupières se font lourdes.

C’est le gros risque de ceux qui roulent ; c’est le grand risque de nos chemins spirituels : se laisser endormir parce que tout ronronne. Le remède ? Une pause (en Lui) s’im-pause ! Slogan vital pour se poser, se reposer et repartir, vivifiés !

 

Nuit et beauté : lever les yeux, voir les étoiles, la lune et cet hérisson évité de justesse.

Trouver, au cœur de la nuit, les étincelles de Dieu qui illuminent faiblement notre vie :  mais des étincelles si brillantes qu’elles Le murmurent dans le fin silence seulement troublé par le bruit de nos roues sur les gravillons.

 

Nuit et louange : parce que c’est beau, parce que Tu es là, parce que Tu nous aimes, parce que… lancer quelques chants de louange.

Ces élans du cœur qu’on ne s’explique pas bien, qui sont prières nées en nous de ces gémissements ineffables de l’Esprit, alors même qu’il ne se passe rien et que les alentours sont plutôt sombres. Joie de Toi que Tu nous donnes de connaître, quand même.

 

Nuit et attention : parce que c’est à cela que nous sommes appelés.

Être toujours plus attentifs pour Te reconnaître et Te servir : dans l’homme croisé à la station service, dans ce chauffard me doublant à une vitesse plus qu’excessive par la bande d’arrêt d’urgence. Être attentifs, même de nuit, pour que Tu nous travailles.

 

La nuit comme exercice comme « bon combat »,

La nuit comme route de la Foi,

Pour arriver, enfin, un jour, à bon port,

à Toi, jour éternel.

 

jeudi, avril 18 2013

Sur l’idéal du blogueur catho ?

 

D’après Maupassant dans « Le Roman » :

 

« À force d’avoir vu et médité il regarde l’univers, les choses, les faits et les hommes d’une certaine façon qui lui est propre et qui résulte de l’ensemble de ses observations [ir]réfléchies. C’est cette vision personnelle du monde qu’il cherche à nous communiquer en la reproduisant dans un [blogue]. Pour nous émouvoir, comme il l’a été lui-même par le spectacle de la vie, il doit la reproduire devant nos yeux avec une scrupuleuse ressemblance ».

 

À force de chercher le Seigneur dans la  méditation,

À force de L’avoir trouvé dans toute sa vie,

À force de L’avoir contemplé en toutes choses,

Il reviendra vers ses frères,

Ému, infiniment touché, brûlé au cœur,  

L’écriture resplendissante d’une Rencontre,

Qu’il s’efforcera de toujours mieux dire.

 

 

mercredi, avril 17 2013

Espérer entre frères

 

 

 

            Je ne vous dirai pas son nom, je ne vous dirai pas non plus son prénom, ni qui il était exactement mais voilà, il est décédé, au loin, voici deux semaines. Et, aujourd’hui, à la paroisse, on célébrait ses obsèques.

 

            Dans mon entourage, on a demandé à l’enterrement de qui j’allais. J’ai eu du mal à répondre avec précision. J’avais déjà eu ce problème il y a un peu plus de deux mois, pour l’enterrement du père C.T.. J’avais répondu « je vais à l’enterrement d’un ami » parce que, pour lui, c’était vrai mais il y avait déjà ce léger trouble dans ma réponse parce qu’il était un ami, un prêtre avec qui j’avais travaillé au service de l’Evangile ET…. un « co-paroissien ». Comme lui dont on célébrait les obsèques cet après-midi.

 

            C’est difficile d’expliquer cela à qui ne « pratique » pas ou peu mais il y a un lien profond qui se crée avec ces gens en compagnie desquels on prie au moins une fois par semaine, parfois plus. Et a fortiori quand ces paroissiens participent à tout et sont engagés de partout, toujours prêts à un coup de main supplémentaire – et avec le sourire non forcé, svp ! Lui, au fil des ans, j’avais appris à le connaître, un peu…

 

            Il a fait partie d’abord de ces sourires de connivence que j’échange quand je croise quelqu’un de la paroisse dans les rues ; de ces sourires joyeux de ceux qui ne se connaissent pas forcément vraiment mais qui, pourtant, partagent le plus profond chaque semaine en partageant, en vivant de la Parole et du Corps du Seigneur. Pour chercher, chaque semaine à plus et mieux vivre de Sa Vie. Puis il est devenu un sourire reconnu un jour qu’il m’interpela avec son épouse alors que je passais pour la 3ème fois devant leur maison (j’avais oublié quelque chose à l’église et, comme le dit le dicton, quand on n’a pas de tête, on a des jambes). On échangeait quelques mots depuis lors et surtout ces deux dernières années, on avait été bénévoles ensemble pour l’assoc’ d’aide alimentaire de la paroisse au mois d’août. J’aimais le croiser, même de loin, et lui faire un grand signe pour lui souhaiter une bonne journée : même quand, entre chien et loup, je ne le distinguais pas, je savais qu’un sourire me répondait.

 

            Alors qu’en dire à tous ceux-là ? Comment expliquer qui il était ? Et pourquoi j’allais à l’église pour ses funérailles ?

 

Car il était naturel pour moi d’être là pour prier cet après-midi. Comme il était tout autant visiblement naturel pour tous les piliers de la paroisse d’être là, à l’église, cet après-midi. Ensemble.

 

            Sans doute parce qu’il était effectivement pilier de cette É/église où il aimait tant servir.

 

            Parce que, si la paroisse, c’est sans doute l’un des lieux où l’on arrive le plus à s’engueuler pour des pinailleries c’est aussi le lieu précis où nous sommes invités à exercer notre charité. Qui ne se vit pas seule mais donnée, en communion.

 

Être paroissien, c’est donc être chrétien d’un lieu particulier où je viens me nourrir avec l’aide de mes frères.

Venir à l’enterrement d’un paroissien, c’est donc simplement venir à l’enterrement d’un frère.

C’est en retrouver d’autres pour porter le défunt, sa famille et se porter ensemble dans la prière et dans l’Espérance. Et c’est aussi juste que beau.

 

mardi, avril 16 2013

Pronote exegète ?

 

 

 

Les profs ont un super machin sur internet qui s’appelle Pronote qui fait tout, de la saisie de notes au cahier de textes, un peu comme l’iPhone, à l’exception du café un peu comme l’iPhone.

 

Le problème, c’est que, quand on ne s’y intéresse pas durant quelque temps, la connexion saute et nous voilà en dehors du truc.

 

Un peu comme avec le Seigneur : on fait plein de trucs, on ne prie plus trop et pouf, on se met soi-même au dehors alors qu’« on » (comprendre Lui) ne demande qu’à nous accueillir à bras ouverts pour faire plein de trucs ensemble. Qui sont d’ailleurs carrément mieux ensemble qu’avec la seule volonté de nos seuls petits bras.

 

ProNote donc. Ok, la comparaison est un peu trop facile. Il n’empêche, j’ai été déconnectée tout à l’heure. Et là est apparue sur mon écran cette phrase un peu désuète, cette formulation qu’on trouve surtout dans le Nouveau Testament à un endroit pas vraiment anodin.

 

Non pas la première :

« Vous avez été déconnecté(e) »

 

Mais surtout…

« La connexion a expiré »

Et vous savez quoi ? Il faut très exactement trois clics pour se reconnecter.

  

Coïncidence ? Je ne pense pas : voilà de la laïcité positive ! 

Comprendre qu’il faut être connecté(e), qu’il faut sans cesse se reconnecter à chaque rupture parce que cela ne se fera pas sans notre volonté, mais que ce re-clic, c'est la première étape pour se laisser remettre en communion, pour ressusciter ! 

 

Euh, enfin…

Pardon, pardon, pardon : promis, j’arrête la craie.

Bientôt ;-) 

 

  

lundi, avril 15 2013

Le Seigneur, quel kiff ?


Collusion de discussions en mon esprit : une discussion avec un collègue de maths qui aboutit à la décision suivante « c’est décidé, on va traduire la Bible en langage SMS ! » ; une discussion avec un prêtre de ma paroisse sur son sermon de ce dimanche (qu’il ne prêchait pas dans mon église) sur la pauvreté bien connue du français à propos du verbe « aimer » par rapport à d’autres langues… dont le grec biblique, si riche pour lire et comprendre l’évangile de dimanche dernier.

 

1ère question du Christ : « γαπς με πλεον ; » (agapas) à réponse : « Να κύριε: σ οδας τι φιλ σε » (philô)  

2ème question : « γαπς με; » (agapas) à réponse : « σ οδας τι φιλ σε » (philô)

3ème question : « φιλες με; » (phileis) à réponse : « φιλ σε » (philô)

 

Pour comprendre cet abaissement du Christ qui vient chercher Pierre là où il en est : dans son triple reniement ayant comme besoin d’une triple affirmation pour se relever, dans son incapacité foncière à aimer d’agapê mais dans son amour déjà tout de même vraie amitié, affirmée.

 

En français donc, nous n’avons pas cette chance et le dialogue de la traduction liturgique dit simplement « aimer ».

 

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samedi, avril 13 2013

Gestes d’Esprit

 

 

  

Il est des gestes dont on ne saurait exactement dire en quoi ils sonnent juste mais qui le sont intrinsèquement, qui sont aussi beaux que porteurs de sens, aussi pétris de foi que vivifiants :

 

Se laisser choisir ;

Accompagner, une main posée sur l’épaule ;

Dire un prénom, ce prénom-là, pour présenter ;

Transmettre une lumière vive et réchauffante ;

Nouer une croix autour d’un tout jeune cou pour que celle-ci vienne battre le rythme de la vie à force de battre contre la peau ;

Marcher ensemble le temps d’une procession, pour marcher ensemble plus longuement.

 

Il est des gestes qui parlent, qui sont faits pour dire sans que l’on ait besoin de dire plus,

Parce qu’ils sont posés pour un(e) autre, comme un petit marchepied dans notre marche commune vers Lui ;

 

Il est des gestes qui, le soir venu, nous renvoient à la question d’un Autre  

« M’aimes-tu ? »

 

Viens Saint Esprit


Viens Saint Esprit, 

Viens raviver, 

Viens compléter, 

Viens enflammer, 

Viens brûler,
 
Toujours plus fort...  

jeudi, avril 11 2013

Message de service, message de prière


Il ne s'agit pas de faire du misérabilisme ou de la culpabilisation à mauvais escient, type "regardez combien ils souffrent là-bas et combien nous on a de la chance alors qu'on se plaint" car cela n'est ni juste, ni porteur de fruits. 

En revanche, que des hommes et des femmes ne puissent pas vivre librement leur Foi, 

Que des hommes et des femmes soient persécutés pour leur adhésion au Christ, 

Là, nous sommes tous concernés, chrétiens ou non car c'est proprement un scandale. 

C'est pourquoi je me très volontiers fais le relais de l'AED, de l'Aide à l'Eglise en détresse


Pour leur nuit des témoins,  qui a lieu demain soir à Notre Dame (les infos par là)
Il y a aussi un flash mob de prévu demain avec rdv à 17h pour tous les jeunes qui le peuvent (les infos par ici cette fois).  

Et, dans tous les cas, c'est une bonne occasion qui nous est offerte pour penser à prier pour tous ceux qui souffrent pour leur foi et qui en vivent quand même,  
Témoins du Christ vivant en leur vie ! 

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