NdZ : ce qui est décrit ici date
de lundi soir et je suis en train de me soigner, donc pas de mail empli
d’inquiétudes : ce n’est pas grave, ça demande juste un traitement
efficace et du repos, merci ! 
Arriver
malade,
Pour une
arrivée claquée,
Se mettre
au lit sitôt, être énervée.
Mais
pourquoi tout cela ?
Avoir mal
au crâne à en chialer,
En
cracher ses poumons,
Se dire
que demain risque de signer son retour à la maison,
Être
énervée encore de se sentir complètement incapable de prier les Vêpres,
Ne plus
sentir une once d’énergie en soi,
Mais
faire rouler dans son cœur et comme dans ses mains
Ces
intentions, toutes ces intentions confiées,
Ces
toutes légères pétillantes de joie et ces très lourdes qui font mal,
Entre
deux fragments de psaumes connus du cœur :
Mais zut
à la fin, quelle piteuse prière,
Et dire
que je ne peux leur offrir que celle-ci…
M’endormir
un peu, me réveiller,
Aller en
quête de médicaments,
Toujours
agacée,
Croiser
un regard d’amitié pèlerine,
En
sourire et prendre un thé avec.
Repartir
me coucher,
Tremblante
de fièvre,
Seule –
vraiment ? – en terre étrangère,
Incapable
de rien,
Envie de
rien,
Même pas
et peut-être surtout pas de prier,
Ne pas
aimer me sentir si faible, si démunie,
Mais
tendre quand même ma main vers toi,
En
m’endormant et Te susurrer mon je
T’aime, un peu particulier,
Un dans
le genre « si Tu avais pu m’éviter ça, ç’aurait été cool, là, je suis
super énervée d’être malade ; oui, oui, je sais que c’est de l’orgueil de
me croire si forte, mais ça m’énerve cette histoire, tellement que j’ai même
envie de Te faire la gu****…. et d'ailleurs, je Te la fais, regarde, je n'arrive pas à prier ! Mais bon, je T’aime quand même »,
Et croire
quand même à la fécondité de ces prières tombées dans nos bas-fonds d’humanité,
Qu’Il
vient chercher, recueillir,
En
essuyant nos larmes avec tendresse par les attentions, les mains et les soins
de nos frères.
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