Zabou the terrible

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mercredi, octobre 18 2017

Au Souffle de Sa Parole

 

Dans les projets Zabouiens 2017-2018, il y a cette idée un peu folle de passer un w-e en abbaye entre chaque période de vacances scolaires. Tout simplement pour que, dans un début d'année que je savais d’avance être (sur)chargé, l'Essentiel garde primauté. A fortiori dans une vie de jeune consacrée : joie de donner et de passer du temps avec le Bien-Aimé ! Dont acte : premier week-end il y eut il y a quelques jours. Mais, afin d’orienter encore mieux ces week-ends au désert, j’y ai adjoint un programme de lecture de la Parole de Dieu.

 

Ainsi, ce week-end, ô folie, j’ai lu la Genèse et ses 50 chapitres à voix haute en une journée. Ne croyez pas qu’il s’agissait d’une expérience façon exploit sportif « I did it », malgré la satisfaction certaine d’arriver au bout : non, il s’agissait d’un moyen suggéré et préparé par un moine pour laisser la parole de Dieu entrer plus profondément en moi, cette fois-ci à travers les textes des origines.

 

Je me suis laissée surprendre par cette expérience incroyable avec un bonheur certain !

 

Lire la Parole à haute voix,

Prêter mon souffle, parfois hésitant, à Son Souffle, toujours sûr,

Laisser en retour le Souffle marquer mon propre souffle,

Lui laisser donner Sa cadence, Son rythme, Sa folie…

 

Laisser les mots passer à travers mon corps, ma chair, ma vie,

Pour que le Verbe incarné y fasse chaque jour plus Sa demeure.

 

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lundi, octobre 9 2017

Saint céphalophore intercède pour nous

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Il a perdu la tête !

Concrètement, saint Denis fêté ce jour fait partie de ceux dont on pourrait le dire pleinement !

Mais cela date pourtant de bien avant son exécution cette histoire :

Il a perdu la tête…. Il a suivi le Christ !

Le jour de sa mort : il a perdu l’esprit… mais sans perdre l’Esprit qui l’avait mené jusque-là.


Car suivre le Christ, n’est-ce pas un peu perdre la tête ?

Tout fonder sur une parole, tout fonder sur un amour, tout fonder sur notre foi !

Les chrétiens ne sont-ils pas un peu fous ?

C’est une histoire d’ambivalence, comme pour le mot passion : amour et souffrance.

 

J’aime bien me dire que saint Denis intercède pour que nous sachions à notre tour perdre la tête : non pas pour faire de nous des martyrs sanguinolents si cela ne nous est pas demandé, mais bien pour savoir Le suivre.

 

Saint Denis, toi qui as perdu mais as aussi porté ta tête, porte la nôtre dans la prière, s’il te plaît :

Prie pour que nous sachions « bien » perdre notre tête, c’est-à-dire la donner au Christ,

Prie pour qu’elle sache rayonner de Son amour auprès de ceux que nous croisons, afin des les y conduire,

Prie pour que notre intelligence soit irriguée par notre foi,

Prie pour que notre regard soit toujours orienté vers Lui seul,

Afin que notre tête, ainsi que toute notre vie, sache aller là où Lui le souhaite… passionnément !

Une feuille de vigne

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Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.

 

Violence terrible, choquante !

Inconcevable ? Tuons-nous, nous ?

Aurions-nous tué le fils du vigneron, sans doute un jeune homme sympathique mais seul et sans défense ?

Sommes-nous de vulgaires homicides sans discernement, incapables de contenir l'appât du gain et, plus largement, toutes nos passions ?

 

Et pourtant cette violence, n’est-elle pas aussi la nôtre ?

Quand nous mettons de côté le petit sans en tenir compte ?

Quand nous écrasons celui qui est plus faible que nous comme un misérable insecte ?

Il est des mises à mort qui n’en portent pas le nom et qui n’en sont pas moins terribles.

 

… Et pourtant, cet autre est aussi un fils de Dieu tout comme moi, tout comme toi…

 

Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

 

Et Dieu n’a pourtant jamais tué les vignerons homicides !

 

Et, quant à nous, Il ose toujours nous espérer plus loin, meilleurs que nos actes de violence.

Là où l’homme condamne, Dieu invite…

Il invite toujours à un renversement, à une conversion du regard.

 

N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !

 

Est-ce que je sais changer mon regard ?

C’est-à-dire notamment, est-ce que je sais ne pas hurler avec les loups sur celui qui est à terre ? Est-ce que je sais penser à tous ceux qui semblent morts socialement ?

 

Est-ce que je sais faire devenir pierre d’angle de mes projets celui qui était rejeté par tous ?

Est-ce que je sais mettre le pauvre, le petit, celui qui semble avoir le moins d’attraits et d’intérêts, au cœur de mes actions et de la communauté qui est la mienne ?

Et si le baromètre de nos succès était celui de la place que nous accordons à ceux contre lesquels la vie, la société et le malheur semblent s’acharner ?

 

Le Christ semble le promettre à la fin en parlant d’une autre nation, celle qui a nom conversion : c’est la clef pour obtenir le fruit de la vigne qui est le seul véritable gain, c’est la clef du royaume des Cieux.

 

lundi, septembre 25 2017

A ces chers élèves

 

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Mes élèves de 4ème ont récemment été invités à écrire une courte lettre imaginaire à Titus ou à Bérénice. Simple moyen pour moi d’évaluer, en début d’année, leurs capacités rédactionnelles. En les corrigeant, je fus effarée du fait que presque aucun d’entre eux n’utilisait « cher / chers / chère / chèr… » à bon escient. Il s’ensuivit donc une petite mise au point lors de la remise de ces copies bonus. Voici en gros ce que je leur dis :

 

« Quand on écrit « cher Kevin-Mohammed » ou « chère Ursule-Gertrude » <les perdre quelques instants>, ce n’est pas au hasard ! Quand on écrit une lettre, c’est un adjectif qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom de la personne à qui vous écrivez.

 

Vous voyez, c’est exactement comme quand vous achetez quelque chose. Si c’est cher, c’est que cela a un grand prix. Eh bien, quand vous dites « cher Machin » ou « chère Machine », vous dites à votre correspondant qu’il ou elle a du prix à vos yeux et que vous l’aimez »

 

Et là, me rendre compte que je venais de citer Isaïe 43, 4 et de leur avouer sans le leur dire l’imparable technique de drague du Seigneur vis-à-vis de moi-même…

… Ah l’irrigation biblique sans le faire exprès ! ;-)

 

dimanche, septembre 24 2017

Arpentons Ses chemins

 

« Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins » (Is. 55)

 

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L’antidote suprême à tous nos « Dieu veut » restrictifs,

A toutes nos idées rétributives sur la grâce,

A toutes les fois où nous excluons le don de notre champ de pensée,

A tous nos conscients ou insconscients deals avec le Seigneur façon « je Te donne ça, mais Tu me donnes…. »,

A tous nos « non mais Seigneur, lui, Tu ne peux pas l’aimer vu les grosses crasses qu’il fait ! ».

 

Parce que Dieu n’a nom qu’Amour

Et que Lui seul en connaît tout le prix,

Et que Lui seul en connaît toute la gratuité…

 

Parce que Lui seul,

Tandis que nous passons notre vie à arpenter ce sentier du verbe « aimer »,

En connaît tout le sens,  

Et toute la beauté.

 

samedi, septembre 23 2017

Musique !

 

La session de rentrée de mon année au Centre S. était consacrée à des questions d’esthétique musicale. Le premier jour, nous avons ainsi fait des exercices d’écoute de morceaux extrêmement différents : qu’est-ce qui me plaît, me touche ? Qu’est-ce qui me surprend ? A quoi suis-je hermétique ? … Passionnant de voir nos différences et de chercher à mettre des mots dessus.

 

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Travaillant à côté, je n’y ai assisté que par bribes et suis donc repartie avec un CD sous le bras afin de poursuivre les exercices d’écoute jusqu’à ma bribe de temps libre suivante. En me confiant le CD, le professeur de me dire :

- Vous enseignez le français ? est-ce que vous faites lire de la poésie à vos élèves ?

- Oui, mais vous savez, ce sont des jeunes de banlieue, cela ne fonctionne pas très bien en général comme partie du cours…

- Même en banlieue, ça reste des humains ! C’est bien de leur en lire et de leur en faire lire. »

 

J’étais d’accord mais je me suis dit que, s’il avait drôlement raison sur l’importance de la poésie, c’était vraiment sous doute l’un des genres auxquels il m’était le plus difficile de faire adhérer plus de quelques élèves.

 

Une nuit passa et, le lendemain matin, j’allais en cours en poursuivant les exercices d’écoute - cette fois, des passages de classique : du Josquin Desprez, du Bach et du Mozart… Me revint alors une discussion avec les élèves quelques jours auparavant : « Non mais vraiment Madame, il n’y a personne qui écoute Mozart pour le plaisir ! ». Et moi, je faisais certes un exercice mais j’écoutais Mozart ou Bach pour le plaisir.

 

Qu’est-ce que ce jésuite avait raison de mettre le doigt là-dessus ! Éducation si nécessaire pour appréhender le Beau sous toutes ses formes : poésie, peinture, musique… Non pas pour que cela « serve » forcément à quelque chose, a fortiori dans un monde souvent bien matérialiste, mais bien seulement pour apprendre à goûter, à savourer, à se laisser surprendre ou déranger, à entrer en relation différemment avec le monde. Parce que mes élèves sont bien des humains, oui, il convient de chercher à leur offrir cette éducation à l’Art comme à chacun. Peut-être qu’être prof chrétien, c’est finalement voir le Beau en l’autre mais aussi apprendre à lui faire voir le Beau… qui nous parle si souvent de Dieu !

 

lundi, septembre 18 2017

Keep calm

 

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J’affectionne de porter, durant mes heures extra-scolaires, polos ou sweats cathos aux clins-Dieu bien sentis. Parmi ceux-ci, celui offert quelques jours après ma consécration arborant dans le dos :

Keep Calm

I’m a consecrated woman

A living servant of God.

 

La semaine dernière, une sortie de messe où je portais ce sweat, un monsieur d’un certain âge m’aborde :

- Isabelle, je n’aime pas du tout votre sweat !

- Ah ? », interrogatif, m’attendant à ce qu’il remarque que c’était un peu se la raconter qu’être une « living servant of God »… et je lui aurais donné raison : on Le sert toujours bien mal mais c’est un bel appel à l’être au mieux. Et pas du tout :

- Vous avez peur qu’on vous saute dessus ? C’est un repoussoir à garçons ?

- … … … ! Ah non, pas du tout ! C’est un sweat plutôt amusant je trouve, je ne vois pas en quoi il serait une quelconque barrière pour veiller à ma chasteté !

- Mais arrêtez, keep calm, c’est vraiment un message aux garçons !

- C’est tiré d’une pub anglaise, keep calm and carry on maint fois détournée, tout simplement.

- Moi, j’aime pas.

- Et c’est votre droit ! Mais je vous rassure au moins !”

 

Nous nous sommes quittés en bonne entente, évidemment. Mais, en entendant les lectures d’hier, une semaine plus tard, je me suis dit que Keep Calm, ce n’était pas qu’un détournement de pub, c’était aussi, comme le reste du sweat, bien plus profond :

 

Keep calm quand on t’a offensé et que tu es grave vénère contre ton frère… prie avant tout ;

Keep calm quand tu galères trop à pardonner parce que déjà une fois, c’est difficile, alors 70 fois 7 fois… prie-Le de Te donner la force, prie-Le de pardonner en Toi, pour Toi.

Keep calm parce que de toute façon, toi aussi Tu es un serviteur ayant fait quelques ou beaucoup de dettes côté Amour des autres et sans la patience que Dieu a pour Toi, Tu n’en serais pas là.

Keep calm, en tout, oui… parce qu’Il t’aime, et que cela seul suffit.

 

lundi, septembre 11 2017

Dis-moi ton nom car je le veux savoir

 

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Récemment, un sympathique concours de circonstances m'a fait rencontrer chez des amis quelqu'un qui a eu le même accompagnateur spirituel que moi, décédé aujourd'hui. Evidemment, nous avons échangé de nombreuses anecdotes à propos de cette figure haute en couleurs. Et puis, il y eut celle-ci que j'ai reçue comme un véritable apophtegme en ces temps de rentrée où l'enjeu pour les profs est de retenir sans se tromper une bonne centaine de prénoms. 

 

Un jour, le père cherchait le nom de quelqu'un sans trouver ce qui était rare. Il s'est exclamé : "Je n'arrive pas à m'en souvenir, incroyable ! Bon, c'est simple, je n'ai pas dû assez l'aimer !". 

 

Et bim dans ton petit coeur de prof ! Ou quand un vieux moine fait encore des étincelles outre-tombe dans ta vie... Autre forme de communion des saints ? ;-) 

 

lundi, septembre 4 2017

Aimables !

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Ca y est, aujourd'hui, je les ai revus ou tout au moins croisés tous ces élèves, avec grande joie ! 
Mais il faut bien avouer que le coeur sourit parfois plus à retrouver celui-ci plutôt que celui-là, surtout quand il faut dès à présent commencer à reprendre Untel... 
Et pourtant, qu'ils sont tous aimés semblablement dans le coeur de Dieu, tous préférés chacun dans leur unicité ! 
Alors, prier pour eux en cette rentrée, c'est aussi prier pour rendre mon coeur et mon regard semblables au Tien, c'est prier pour les trouver tous aimables - même celui qui semble avoir oublié la politesse en vacances - c'est vouloir les regarder avec cette certitude qu'en Toi, ils sont tous infiniment aimés, par-delà toutes ces pelures maladroites d'adolescents en croissance, au plus profond de leur être. 

Donne-moi, Seigneur, de tous savoir les voir dans cette amabilité : pour mieux enseigner, pour mieux travailler, pour mieux aider, pour mieux aimer. 

dimanche, septembre 3 2017

Comme une invitation d’invitatoire

 

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Normalement, le premier office de la journée commence par le psaume invitatoire, le ps. 94. Je dis bien « normalement » : dans les faits, c’est quelque chose que j’ai toujours eu du mal à mettre en place.

 

Lors de mon pèlerinage biblique en Terre Sainte, tous les jours s’ouvraient par ce psaume lors de notre prière matinale juste avant le petit-déjeuner. Et pourtant, il ne s’agissait pas d’un office liturgique… alors pourquoi ce psaume repris sempiternellement et sans variation ?

 

J’ai mis quelques matinées à en comprendre la pédagogie. Pour nous qui faisions une session de « Bible sur le Terrain », quoi de plus naturel que de prier notamment avec ces versets : « Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? ‘Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi’ ». C’était là l’enjeu de notre pèlerinage.

 

Mais finalement, n’est-ce pas plus largement l’enjeu de notre vie chrétienne, chaque jour, chaque matin : aujourd’hui, écouterons-nous Sa Parole ?

 

Aujourd’hui, écouterons-nous le texte biblique dans la prière mais aussi ce qu’Il nous dit à travers nos frères et à travers les événements ? Aujourd’hui, écouterons-nous à fond, et non en surface, jusqu’à nous laisser changer et convertir ?

 

Alors j’ai découvert combien ils étaient beaux ces mots et combien il était bon de prier ce psaume dès le matin ! L’invitatoire ou une invitation à l’orientation entière de notre journée vers l’écoute profonde, nous ouvrant aussi dès les premiers versets à l’action de grâce qui en résulte.

 

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre Salut !

Allons jusqu’à Lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête, acclamons-Le ! »

 

mercredi, août 30 2017

Petite prière de rentrée

 

Seigneur, donne-moi la grâce d’un regard neuf.

Ne permets pas que je pose sur ces élèves et sur ces collègues déjà connus un regard qui les enferme dans ce que je sais d’eux :

Donne-moi de savoir les découvrir comme si je les rencontrais pour la première fois,

Fais-moi la grâce d’une oreille écoutante, sachant se laisser surprendre,

Ainsi que le cadeau d’un cœur toujours prompt et prêt à l’émerveillement.

 

Permets, s’Il te plaît que je sache voir dans chaque rencontre, même à travers toutes les difficultés, une icône vivante de Toi,

Et, pour cela, donne-moi cette grâce d’un regard sempiternellement nouveau.

 

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dimanche, août 27 2017

A minima, Tu es le Trésor d'un coeur d'ancienne !

 

            L’ancienne région de Césarée-de-Philippe où Jésus se trouve dans l’épisode évangile de ce dimanche, j’ai eu l’occasion d’y passer récemment avec de belles balades à Dan et, surtout, à Baniyas. C’est magnifique mais ce fut une région marquée par l’idolâtrie. Est-ce un hasard si c’est le lieu que Jésus choisit pour demander « au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » puis le fameux « et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? ». Les uns et les autres ont des réponses qui divergent… Et ne serait-ce pas encore le cas aujourd’hui ?

 

          Césarée de Philippe, c’est un peu notre monde. Non pas seulement « eux », au loin, mais aussi « nous » avec toutes les idoles que nous nous construisons, toutes ces choses qui nous encombrent et nous détournent de « l’unique nécessaire ». Et les réponses divergent aujourd’hui encore, on pourrait les actualiser, elles seraient probablement un peu moins sympa que dans la Bible : « pour machin, tu n’es qu’une illusion ! », « Pour certains, tu n’es qu’un personnage de l’histoire », « pour d’autres, tu es un bon maître de sagesse ». « Quelques-uns enfin envient ton succès et demandent ta recette pour être un gourou autant suivi ».

 

        Certes, il y a nos croyances qui divergent, nos philosophies et nos histoires personnelles mais il y a aussi, dans nos propres vies de croyants chrétiens appelés à répondre au « pour vous, qui suis-je ? » des obstacles, des « idolâtries » faisant suffisamment écran pour nous empêcher de répondre non pas du bout des lèvres comme une ritournelle apprise mais bien avec tout notre être : « Tu es le Christ ! Le Fils du Dieu vivant ! ». Ou toute autre exclamation prononcée avec amour, avec tout le cœur et tout le corps. J’ai du mal à imaginer Pierre prononçant cette réponse autrement que se levant et s’élançant amoureusement vers Jésus. L’idolâtrie, ce sont tous nos « j’aime » possessifs, mal ajustés au « je T’aime » que nous pouvons dire au Christ.

 

            Ce midi, profitant de quelques derniers jours de vadrouille vacancières, j’ai eu l’occasion d’aller avec un ami récemment ordonné à une messe (très) anticipée du dimanche qu’il célébrait dans un EHPAD. Je suis toujours foncièrement marquée par les messes dans ce genre d’endroits où quelque chose de l’incroyable force de Dieu dans la faiblesse se dit ou, plutôt, se balbutie et s’écrit à travers les rides. J’y vis toujours l’eucharistie très différemment. Là, cela n’a pas raté et j’y ai vu comme un écho de l’Évangile : j’ai contemplé ces anciens après la communion, quelques-uns rudement éprouvés par l’âge. Certains arboraient un beau sourire, d’autres marmonnaient les yeux fermés une prière, celui-là levait les yeux au ciel et puis celle-ci, en fauteuil roulant, bouleversante, avait replié ses bras doucement sur son cœur comme si elle voulait conserver à jamais le trésor qu’elle venait de recevoir.

 

       A les regarder ainsi, j’ai souri, les considérant comme donnant la meilleure réponse qu’on puisse jamais faire à la question du Christ, Bien-Aimé de nos âmes, venu se faire pauvre avec ces plus pauvres afin de leur donner la Vie.

 

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mercredi, août 23 2017

Mieux qu'une histoire de piécettes

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Aujourd'hui, la liturgie nous proposait l'évangile des ouvriers de la dernière heure (Mt 20, 1-16) comme on aime souvent l'appeler. Moi je l'aime bien cette parabole parce que je suis sûre que j'aurais été un peu du style à murmurer intérieurement alors cela me fait toujours du bien de l'entendre. 

Le pitch ? Des ouvriers viticoles ayant trimé toute la journée se trouvèrent fort dépourvus lorsque le soir fut venu... Euh, enfin presque : ces bosseurs et des ouvriers ayant seulement à peine mouillé le maillot en fin de journée (ils s'y sont mis à 17h uniquement pour une fin de travail à 18h... Tranquilles ! Pires que des profs !) reçoivent à la fin le même salaire, celui qui avait été convenu avec les plus matinaux qui avaient commencé dès l'aube. Cris de ceux-ci de voir les autres recevoir le même salaire ! Injustice ! Mais que font les syndicats de vignerons ? 

Alors on explique souvent que la justice de Dieu n'est pas la nôtre, que Son coeur est plus grand que le nôtre : c'est bien vrai. On en profite aussi pour se rappeler que la jalousie spirituelle, c'est tout de même très malheureux : et si mon frère converti récemment a une vie spirituelle plus dense que la mienne, qui suis-je pour en être aigri ? Et surtout, quel besoin ai-je de comparer ce qui n'est pas comparable ? ... si tant est d'ailleurs qu'on sache vraiment "où" nous en sommes dans notre vie spirituelle. 

Mais si ce denier que chacun reçoit en fin de journée, c'était surtout l'Amour du Bon Dieu ? Le Christ utilise cette parabole pour parler du Royaume des Cieux dont le maître mot est l'amour. Alors, que Dieu pourrait-il donner d'autre - et d'ailleurs, que Dieu peut-il faire d'autre que de donner ? - qu'un Amour plein, entier et vraiment indivisible ? 

Un 1/2 amour, un amour sous conditions, un amour qui dose et hiérarchise est-il amour ? 

Aux croyants de toujours comme aux imprévus de Dieu arrivés à la dernière minute, Dieu se propose de donner le même salaire : Son Amour. Parce qu'il ne peut pas donner plus, tout comme Il ne peut donner moins. Alors, Il traite chacun en égal non pas spécialement parce qu'Il est juste dans Son apparente injustice mais surtout parce qu'Il nous veut non seulement ouvriers à Sa vigne mais surtout commensaux à la table de Sa vie. 

 

mardi, août 22 2017

Vacances, alliance, chance !

Chers amis lecteurs,

 

Comme vous vous en doutez à ne pas avoir lu de messages ici même depuis fin juillet, Zabou se trouvait en vacances en des lieux à la connexion incertaine. Mais ce ne furent pas des vacances « ordinaires » dans un coin simplement un peu perdu : je rentre en effet d’un peu plus de 15 jours en Terre Sainte, d’une session de « Bible sur le terrain » ! (Le titre de cette « retraite biblique itinérante » dit assez ce que nous y faisons).

 

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lundi, juillet 31 2017

Parce que Son pardon transforme tout

... mieux qu'un phenix ! :-) 

« Le cautère de feu matériel, là où on le pose, fait toujours une plaie, et il a cette propriété que s’il s’imprime sur une plaie qui n’était pas causée par le feu, il la rend une plaie de feu. Il en est de même de ce cautère d’amour <de l’Esprit en nous>. Si l’âme qu’il touche porte d’autres plaies, des plaies de misères et de péchés, ou bien si elle est saine, il lui laisse des plaies d’amour, et les plaies qui venaient d’une autre cause deviennent des plaies d’amour ».

 

in Vive Flamme, st Jean de la Croix

 

N.B. : Le cautère est un instrument médical destiné à brûler un tissu.

 

samedi, juillet 29 2017

A Son soleil

 

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Temps estival : autre rythme, autre temps.

Ce qui rythme habituellement nos heures quotidiennes s’envole en rires et simples bons moments partagés : tout semble se faire plus doux, plus léger.

Et pourtant, qu’advient-il de Dieu ? Relégué avec les (pré)occupations habituelles ? Prié avec rapidité façon vite fait mal fait alors même qu’Il pourrait tout irriguer ?

 

Que la légèreté estivale ne devienne jamais simple vernis, simple manière de vivre à la surface de nous-même,

Que la légèreté n’exclut jamais la profondeur de la rencontre personnelle avec le Seigneur,

Que la prière continue de rythmer nos heures, d’être source jaillissante dans nos joies et nos rencontres.

 

Seigneur, donne-moi, en vacances, d’avoir l’esprit de prière jamais en vacances,

Donne-moi Ton Esprit venant « au secours de notre faiblesse car nous ne savons pas prier comme il faut ».

Seigneur, donne-moi d’avancer toujours plus dans cette intimité avec Toi pour, aux jours les plus ensoleillés comme aux plus pluvieux des vacances, rayonner d’une manière constante de Toi.

 

jeudi, juillet 27 2017

Lectures estivales 2017 #1 – Andalousie et Jésus

 

Comme la plupart des étés, je vous présenterai quelques-unes de mes lectures estivales ici, en guise de partage.

 

1/ I. Falcones, Les Révoltés de Cordoue, éd. Pocket, 2012, 1088 p.

 

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L’histoire romancée de l’après Al Andalus : des Maures musulmans, des Espagnols catholiques, ce qu’il faut de méconnaissance et d’intolérance, vous secouez et cela fait malheureusement approximativement ce qui s’est historiquement passé. Un joli roman, offert par ma collègue d’espagnol (salut et merci à toi si tu me lis !) en guise d’écho à notre EPI (= travail interdisciplinaire) réalisé avec nos élèves de 4èmes sur « Peut-on dire l’amour à Al Andalus ? ». (Si vous vous posez la question, venez suivre notre EPI ! ;-)).

 

Entre ce travail, un voyage éblouissant en Andalousie il y a deux ans et mon quotidien se passant entre catholicisme et islam, vous comprendrez que ce roman n’a pu que me plaire. Certes, ce n’est pas de la haute littérature (et je pense que la traduction n’aide pas) mais on suit avec un intérêt toujours soutenu, malgré la longueur de l’histoire, les aventures d’Hernando, le personnage principal, secoué entre deux peuples et deux religions. Seul petit bémol : les tentatives théologiques du personnage principal pour réconcilier les deux religions me semblent bien trop pseudo-théologiques et caricaturales… mais n’en demandons pas trop à un roman ! En revanche, pour le reste, c’est un très chouette roman historique, faisant du bien dans un monde où les murs semblent avoir la préférence sur les ponts.

 

2/ Robin, Les Larmes d’Esther, éd. Bayard, coll. BD Kids, 2016, 205 p.

 

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J’avais apprécié son Poverello, si incarné, montrant réellement un homo viator tant dans le personnage de François d’Assise que dans celui de l’acteur ; j’ai savouré encore différemment les Larmes d’Esther. Il est vrai qu’un catholique n’apprendra rien en lisant cette BD aux traits qui se sont considérablement adoucis : ici, il est question de rencontres et de Rencontre. De cette Rencontre bouleversante avec le Seigneur. Les larmes d’Esther ne sont pas celles de la tristesse, elles sont celles d’une vie changée, bouleversée, qui apprend à lire sa vie puis celle des autres sous le regard de la tendresse de Dieu. Et c’est très beau.

 

A voir les personnages courir ainsi à la suite du Christ jusqu’à Jérusalem, je me suis demandée si moi aussi, j’étais capable d’un tel désir de me faire guérir, appeler, choyer, par Lui. Si, moi aussi, un jour bouleversée, je devenais capable de continuer pour toujours son œuvre aux services des plus petits… Bref, une BD qui narre une histoire d’amour dans laquelle plusieurs autres s’inscrivent.

 

 

samedi, juillet 22 2017

La Madeleine de Jésus

 

22 juillet, sainte Marie-Madeleine, l’apôtre des apôtres…

Pour eux, ce n’était pas gagné côté recrutement incohérent, pour elle non plus.

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Et pourtant, elle nous montre que la sainteté n’est jamais cause perdue ;

Elle nous montre que la sainteté, cette vocation à laquelle nous sommes tous appelés, est à la mesure de notre amour :

D’un amour qui a toujours à se laisser purifier par nos rencontres avec le Christ,

D’un amour qui aime éperdument, à corps perdu ;

D’un amour qui se laisse connaître et reconnaître ;

Pour connaître et faire connaître à son tour ; 

Pour proclamer, partout, à chacun de nos frères, le Christ ressuscité.

 

lundi, juillet 10 2017

Pour être de vrais membres vivants de Son corps

Je suis tombée sur cette prière lors d'une récente journée de "désert" en abbaye. Elle a été composée par Saint Thomas More entre sa condamnation à mort le 1er juillet et son exécution le 6 juillet 1535. Elle m'a semblé simple mais puissante et surtout emplie de cette confiance en Dieu si louée dimanche dernier dans l'Evangile. 

"Dieu tout puissant,
écarte de moi toute préoccupation de vanité,
tout désir d'être loué,
tout sentiment d'envie, de gourmandise,
de paresse et de luxure,
tout mouvement de colère,
tout sentiment de vengeance,
tout penchant à souhaiter du mal à autrui ou à m'en réjouir,
tout plaisir à provoquer la colère,
tout satisfaction que je pourrais éprouver à admonester qui que ce soit dans son affliction et son malheur.

Rends-moi, Seigneur bon, 
humble et effacé, calme et paisible,
charitable et bienveillant, tendre et compatissant.

Qu'il y ait dans toutes mes actions, dans toutes mes paroles et dans toutes mes pensées, un goût de ton Esprit saint et béni. 

Accorde-moi, Seigneur bon, une foi pleine, 
une ferme espérance et une charité fervente ; un amour pour toi, Seigneur bon,
qui dépasse incomparablement mon amour pour moi-même ;
aide-moi à n'aimer rien contre ton gré,
mais toutes choses en fonction de toi...

Chasse de moi, Seigneur bon, 
cette tiédeur que j'éprouve dans la méditation,
et mon manque de goût à te prier.

Accorde-moi d'être rempli de chaleur, joyeux et vibrant, lorsque je pense à Toi. 

Fais-moi la grâce de désirer tes sacrements avec ardeur, et de prendre joie à ta présence dans le Saint Sacrement de l'autel. 

Seigneur bon, fais de nous tous, chaque jour, des membres vivants de ton Corps mystique, ton Eglise." 

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mardi, juillet 4 2017

De l'art de jardiner ensemble plutôt que de cultiver seul son jardin

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Yeux pétillants et complices vendredi dans les ultimes minutes de la dernière épreuve du brevet : Quelques avions en papier en formation, d’autres qui se relisaient avec ardeur et enfin les autres qui regardaient passer les minutes jusqu’à l’heure où, enfin, ils seraient libérés.

 

Sourires mutuels avec beaucoup…. Il faut dire que c’est la première génération de collégiens que j’accompagne d’un bout à l’autre : nous sommes arrivés ensemble dans ce collège, eux en 6ème, moi pour mon année de « néo-tit’ », c’est-à-dire l’année après le stage, parachutée là je ne sais exactement comment.

 

Dans cette salle que je surveille, certains élèves eus en 6èmes, ou à d’autres niveaux, parfois plusieurs années de suite (3 ans sur 4 pour l’un d’entre eux !), ou pour des occasions ponctuelles : rares étaient ceux avec lesquels je n’ai pas eu l’occasion de partager ne serait-ce que quelques heures en 4 ans. On se connaît bien.

 

Et elle, cette bonne élève, qui me dit en me rendant sa copie : « Ah madame, on finit le collège aujourd’hui, là… Et c’était vous notre prof de français en 6ème, et puis notre prof principale en 5ème… ça fait bizarre de vous quitter, là, tout le collège ». Elle mettait des mots sur ce qui m’habitait : c’était bizarre leurs dernières heures au collège ; c’était beau de les voir passer leur brevet.

 

Pour moi, une légère émotion avec une joie teintée d’une certaine fierté : mes petits piou-piou tout perdus – comme leur prof qui arrivait ! – d’il y a 4 ans en arrivant au collège – qui avaient néanmoins pris très/trop rapidement leurs marques – allaient quitter le nid et devenir de (presque) grands lycéens. Oh pas tous avec des ailes fourbies, certes, souvent difficilement, souvent avec beaucoup d’hésitation encore, mais tout de même un chemin fut parcouru, pour et avec chacun et cela me faisait quelque chose. Des liens entre nous se sont créés en quatre ans, presque malgré nous. Et certains de ces anciens 6èmes de me rappeler quelques anecdotes sapides de leurs premiers mois au collège, et d'en sourire ensemble de concert.

 

On entend parfois une méfiance excessive vis-à-vis de l’attachement, dans les milieux catholiques comme professoraux alors que créer des liens humains est aussi tout ce qu’il y a de plus humain. Je me méfie d’un enseignement ou d’une foi sans incarnation qui ne prendrait jamais le risque de la relation.

 

Il me semble que ce n’est pas l’attachement qui est néfaste mais la possession : vouloir enfermer l’autre, en l’occurrence le garder collégien alors qu’il n’a plus désormais besoin que d'un peu d’aide pour s’envoler vers d’autres horizons où il sera confié à d’autres. Enfermer ces élèves dans leurs comportements passés, aussi, et ne plus espérer en eux, et ne plus rêver pour eux. 

 

Le professorat, c’est un lieu tout spécifique où apprendre à vivre la chasteté : on sème, on soigne, on cultive et, puis, la pousse ayant gagné un peu de vivacité, qu’elle soit de piètre ou de fière allure, on laisse vivre sans savoir comment elle fleurira, ni sous quelle forme, simples instruments par ce que l’on tente d’apporter de pédagogie, de connaissances et d’enthousiasme.

 

Quatre ans où nous avons appris à jardiner ensemble, côté prof et côté élèves… Bonne route, chers petits ! 

Et, même si vous ne croyez pas en Celui qui est ma vie et que je ne vous ai jamais parlé de Lui, que le Seigneur vous bénisse et vous garde sur les chemins que vous emprunterez ! 

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